10/12/2012

Lancement d’un nouveau programme destiné à combler les lacunes de services auprès des jeunes en état de crise de santé mentale


Fonds consentis par le gouvernement de l’Ontario permettent au CHEO, à SPO, Le Royal et au BSJ de conjuguer leurs efforts pour aider les jeunes de la collectivité


Ottawa–Les fournisseurs de services de santé mentale locaux ont lancé aujourd’hui un programme qui permettra de combler le fossé qui existe dans les services aux jeunes en état de crise de santé mentale ayant besoin de traitement intensif. Ce nouveau service clinique viendra en aide à plus de 150 adolescents de la collectivité d’Ottawa qui, chaque année, tombent entre les mailles du filet du système de santé mentale.

Pour la première fois, le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), Santé publique Ottawa (SPO), le Centre de santé mentale Royal Ottawa (Le Royal) et le Bureau des services à la jeunesse (BSJ) conjuguent leurs efforts et mettent à profit leurs expertises respectives pour offrir aux adolescents en crise un programme de traitement intensif, à l’extérieur des murs d’un hôpital.

Intitulé “Projet Passerelle” à l’étape de sa planification, ce nouveau programme comblera les lacunes existantes de services en offrant aux jeunes, ainsi qu’à leur famille, une gamme d’interventions thérapeutiques axées sur la guérison et le bien-être qui seront prodiguées par une équipe de traitement qui comprend psychiatres, psychologues, travailleurs sociaux, infirmiers, conseillers auprès des enfants et des jeunes et ergothérapeutes. L’équipe sera en mesure de fournir une réponse intégrée, homogène et efficiente. En plus des services de traitement, le Projet Passerelle permet de prévenir les rechutes et les réadmissions à l’hôpital grâce à des services d’éducation et de soutien.

Le Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain fournit un financement annuel de 500,000 $ à ce projet qui reçoit également un appui de Santé publique Ottawa et du Secrétariat des soins infirmiers de l’Ontario.

« Je suis ravi que ces fournisseurs de service aient pu collaborer ainsi afin de créer un partenariat qui nous permet d’investir les fonds là où ils auront le plus grand impac », de dire Yasir Naqvi, DPP d’Ottawa Centre. « Ce programme permet d’identifier et de répondre aux besoins des jeunes à risque élevé à Ottawa et, en bout de ligne, de potentiellement sauver des vies, réduire l’utilisation de lits dans les hôpitaux et de renforcer les capacités communautaires».

Ce programme est destiné aux jeunes les plus vulnérables de la collectivité, ceux qui retournent le plus souvent aux Urgences et aux services communautaires d’urgence, ont des besoins de services de santé mentale les plus complexes, et font l’objet des admissions les plus longues et les plus compliquées dans les unités de santé mentale pour patients hospitalisés. Les jeunes de 13 ans et plus - jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de 18 ans - sont admissibles au programme.

Selon la recherche, le traitement précoce en santé mentale donne de meilleures chances de rétablissement. Une intervention précoce, telle que celle que le programme Passerelle offre, peut permettre aux jeunes de mieux se sentir avant que leur état n’empire. Nos patients et le système de santé mentale en bénéficieront pendant longtemps.

Tout en améliorant la santé mentale de ces jeunes, le Projet allégera certaines des pressions ressenties par les hôpitaux tout en permettant moins d’ingérence de soins. Passer moins de temps dans les hôpitaux procurera une certaine normalité, grâce à l’utilisation de services plus près du domicile et plus facilement accessibles dans la collectivité.

CITATIONS
« Notre collectivité est le témoin d’une demande de services de santé mentale inégalée jusqu’à maintenant, » de dire Alex Munter, président et directeur général du CHEO. « Ce n’est pas seulement le nombre de cas qui augmente, mais aussi la gravité de ces cas. Le but de ce programme est de complètement transformer la trajectoire de la vie des jeunes, tant aux plans physique et mental que dans ce qu’ils attendent de la vie. »

« Ce projet s’est concrétisé parce qu’un grand nombre de partenaires ont conjugué leurs efforts en vue d’un but commun – étendre et améliorer les services de santé mentale destinés aux jeunes de notre région, » dit Chantale LeClerc, directrice générale du RLISS de Champlain. « De fait, le RLISS et quatre organismes de soins de santé ont collaboré à la création de cette initiative et de ce projet crucial pour nos collectivités. Une telle collaboration est nécessaire si nous voulons aborder et résoudre les plus grands défis que nous rencontrons. »

« Grâce à cette nouvelle collaboration, les jeunes en proie à des problèmes de santé mentale qui reçoivent leur congé de l’hôpital pourront bénéficier directement d’un soutien et de traitement continus dont leur famille et eux ont désespérément besoin, » selon George Weber, président et directeur général du Royal. « Notre équipe conjointe pourra leur offrir immédiatement toute la gamme de traitements que nos quatre organismes peuvent prodiguer en matière de connaissances et de ressources. »

« Ce partenariat offre une occasion unique de soutenir efficacement le rétablissement des jeunes et de leur famille,» explique la conseillère Diane Holmes, présidente du Conseil de santé d’Ottawa. « Fournir aux jeunes et à leurs parents les outils et le soutien nécessaires à la prévention des rechutes, la réduction des risques de suicide et le rétablissement de routines et de style de vie sains aideront les familles au moment où elles en ont tant besoin. »

« En tant que parents et comme collectivité, nous voulons que nos enfants et nos adolescents reçoivent l’aide dont ils ont besoin avant qu’ils ne se retrouvent en pleine crise, » dit Joanne Lowe, directrice générale du BSJ. « Il nous faut investir dans une meilleure continuité de soins, puisque nous savons qu’une intervention précoce permet aux jeunes de subir moins d’ingérence et de réduire le coût des services de santé mentale. »

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